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Qui sont les évangéliques ? (Extrait du livre de Alfred Kuen - Éditions Emmaüs 1998)


Posté le : Jan 27, 2006

Que signifie le mot "évangélique" ? Si l’un de nos compatriotes consulte son dictionnaire pour se renseigner sur ce terme, il trouvera par exemple : 1. «Relatif ou conforme à l’Évangile, voir chrétien. 2. Qui est de la religion protestante, fondée essentiellement sur l’enseignement et la vie du Christ connue par les évangiles. Subst. Les évangéliques, les protestants ». (Petit Robert)
Il sera donc bien embarrassé lorsqu’il apprendra que les évangéliques constituent 60 % des protestants. Si une partie seulement des protestants est protestante tout court, que sont les autres ?


Dans certains pays, effectivement, le mot évangélique est un simple synonyme de protestant. D’ailleurs, en France, un certain nombre d’Églises évangéliques s’appellent Église protestante évangélique ou Communauté évangélique protestante (pour se différencier des sectes). En effet, les Églises évangéliques se situent dans la ligne de la Réforme protestante du 16e siècle. Le mot évangélique vient de évangile, une francisation d’un mot grec qui signifie : bonne nouvelle. Étymologiquement, les évangéliques sont donc des porteurs de bonnes nouvelles - ne l’oublions pas.

Mais le mot évangile désigne des écrits qui nous racontent la vie de Jésus-Christ et nous rapportent son enseignement. Les évangéliques sont donc des gens qui veulent suivre Jésus-Christ comme leur Maître et mettre son enseignement en pratique. Alors quelle différence entre une Église protestante (luthérienne ou réformée) et une Église évangélique ? Le sens spécifique du mot "évangélique" nous vient des pays anglo-saxons.

Le mot anglais evangelical a servi à désigner un groupement informel de Grande-Bretagne de la fin du 18e siècle "qui réunissait des ’dissidents’ (anciens et nouveaux) et des ’anglicans pieux’" (J. Baubérot, 85 p. 286).

S’il existe ce qu’on peut appeler des Églises évangéliques, il serait plus juste de parler d’un courant ou plutôt de courants évangéliques qui traversent toutes les Églises. Il y a des évangéliques dans l’Église réformée, l’Église luthérienne et même dans l’Église catholique. On parlera donc plutôt des évangéliques.

Dans l’ensemble du protestantisme, les évangéliques se caractérisent par leur insistance sur deux points. Ils croient que la Bible est la Parole de Dieu et que, par conséquent, elle est l’autorité souveraine pour toutes les questions de foi et de vie. Selon l’enseignement du Christ et des apôtres, ils croient qu’on ne naît pas chrétien, mais qu’on le devient par un acte de foi personnel en Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous.

De ces deux points découle aussi le désir de partager la Bonne Nouvelle du salut avec ceux qui ne la connaissent pas - donc une certaine priorité de l’évangélisation. [1]

J. Blandenier parle à ce sujet d’une "identité bipolaire" : d’un côté, la doctrine biblique, de l’autre, l’expérience personnelle, ce que nous vivons sur le plan spirituel. Il met ces deux aspects en relation avec la double dimension du mot "foi" dans le langage biblique : "tantôt le contenu de l’enseignement révélé (rides quae creditur "la foi transmise aux saints une fois pour toutes"); tantôt l’attitude personnelle du croyant devant son Dieu (rides quae creditur "ta foi t’a sauvé"). Et je ne vois pas d’autre moyen de décrire notre identité que de nous référer à ces deux lignes de force. Personne ne peut réduire la réalité évangélique à une seule composante" (Identité) [2]

1. L’autorité des Écritures

Jésus s’est toujours appuyé sur les déclarations de la Bible - c’est-à-dire, pour lui, de l’Ancien Testament - dans tout enseignement.

Il avait constamment recours à l’Écriture dans sa lutte contre le diable auquel, par trois fois, il a répondu : "Il est écrit", dans ses discussions avec ses interlocuteurs : "N’avez-vous pas lu ?" revient constamment ; "Que vous a prescrit Moïse ? Qu’est-il écrit dans la Loi ?" dans son enseignement auprès de ses disciples.

Pour lui, elle est la Parole de Dieu lui-même (Mt 15.6), "le commandement de Dieu" (v. 3), inspirée par le Saint-Esprit (Mt 22,43), qui "ne peut être anéantie" (Jn 10.35). Le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu demeure éternellement.

Tel a aussi été l’enseignement des apôtres. "Toute l’Écriture est inspirée de Dieu" dit l’apôtre Paul dans sa dernière lettre (2 Tm 3.16), et l’apôtre Pierre le répète : "C’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu" (2 Pi 1.21).

La "reconnaissance du texte biblique comme la nourriture indispensable et quotidienne du croyant demeure centrale et constitutive d’une spiritualité évangélique. Elle est, dans le protestantisme, comme la continuation de là lectio divina monastique" (L. Schweitzer, 97 p. 136).

Face aux théologiens libéraux qui nient l’inspiration divine et l’autorité de l’Écritures les évangéliques maintiennent son "autorité souveraine" dans toutes les questions de foi et de vie, et l’authenticité des ses écrits. [3]

L’autorité des Écritures a constitué le point de rupture du protestantisme avec l’Église romaine. À Worms, Luther a déclaré : "À moins d’être convaincu par le témoignage de l’Écriture et par des raisons évidentes - car je ne crois ni à l’infaillibilité du pape ni à celle des conciles, puisqu’il est établi qu’ils se sont souvent trompés et contredits -je suis lié par les textes bibliques que j’ai cités. Tant que ma conscience est captive de la Parole de Dieu, je ne puis ni ne veux rien rétracter, car il n’est ni sûr ni salutaire d’agir contre sa conscience. Que Dieu me soit en aide !"

En vain, celui qui dirigeait les débats l’a incité à abandonner sa conscience et à s’en remettre aux autorités.

Par cette déclaration, "Luther engageait une mutation profonde dans la façon même d’établir la légitimité religieuse : celle-ci se trouvait transférée de l’institution au message. L’institution religieuse devenait relative et subordonnée au message. Elle devait être évaluée à l’aune de ce dernier à partir de la question : transmet-elle fidèlement le donné biblique ? Le lieu de la vérité n’était plus dans l’institution, mais dans le message qu’elle proclamait à partir de la Bible. Dès lors, comme l’a bien vu l’écrivain français Nicolas Boileau (1636-171 1) dans sa Satire XII, Sur l’équivoque (posthume, 1716), ’tout protestant est un pape, une Bible à la main’. Tout chrétien bien informé des Écritures peut remettre en cause l’institution ecclésiastique. La Bible est la seule source de la légitimité religieuse : c’est le fameux principe de la Sola Scriptura" (J.-P. Willaime, 92 p. 63).

En fait, seuls les évangéliques ont maintenu ce principe, en le défendant contre la prétention de la raison humaine de décider ce qui, dans l’Écritures est Parole de Dieu et ce qui est parole humaine.

"Les Églises réformées, dit le pasteur 0. Rosselet, comprennent les Écritures comme un témoignage à la Parole, lié à un contexte, à une histoire" (96 p. 27). Alors que, pour les évangéliques, elles sont Parole de Dieu.

En 1958, des théologiens américains et européens se sont concertés pour définir leurs positions. Ils ont déclaré en particulier : "En faisant le point sur les heurs et malheurs du christianisme au cours de notre siècle, nous sommes tous tombés d’accord sur le fait que l’autorité, en particulier l’autorité de l’Écritures est le critère de différenciation des convictions théologiques" (Carl Henry, 59 p. 7).

"Pour les évangéliques, dit le pasteur Rüegger, la normativité de la Bible est décisive dans toutes les questions touchant à la doctrine, à la foi et à la vie. Dans ce sens, on peut dire que le mouvement évangélique est un mouvement fondé sur la Bible, accordant une grande importance au fait que chaque chrétien - et pas seulement les théologiens et les ministres ! - lit la Bible et règle sa vie quotidienne à la lumière de la Bonne Nouvelle. Chez eux, le principe de la Réforme - sola scriptura - n’est pas uniquement une théorie, il est réellement mis au centre de la pratique quotidienne" (96 p. 2).

2. La nouvelle naissance

Un deuxième aspect important de l’enseignement de Jésus est la nécessité de la conversion et la nouvelle naissance de chaque homme et chaque femme pour être un vrai chrétien.

Jésus a dit : "Si vous ne vous convertissez... vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu" et à Nicodème : "À moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu" (Jn 3,3,).

Ce changement de vie total a lieu chaque fois que quelqu’un accepte de croire que Jésus-Christ est mort pour lui sur la croix, qu’il a payé la dette de son péché et qu’à présent, il bénéficie constamment de la justice de Dieu ; il devient enfant de Dieu, frère de Jésus-Christ et de tous ceux qui ont été, comme lui, libérés par le Christ.

Il entre dans l’ekklésia, l’assemblée de ceux qui sont sauvés. Les Églises évangéliques sont des Églises de professants comme l’étaient les Églises des premiers siècles, Pour en devenir membre il faut avoir fait profession de croire en Jésus-Christ et de vouloir se conformer à sa Parole.

Les "professants" ne se considèrent nullement comme la seule véritable Église, "mais ils regrettent la confusion entretenue par l’idée que tous ceux qui ont été baptisés a la naissance sont chrétiens, autrement dit qu’on puisse être appelés ’chrétien’ sans une foi personnelle en Christ". Une assemblée de croyants, ne signifie pas une assemblée de purs, "mais puisque seule la foi est constitutive du peuple de Dieu, il ne peut y avoir d’autre critère pour recevoir une personne comme membre de l’Église que la libre profession de foi de cette personne. C’est seulement ainsi que l’on peut respecter la liberté et la responsabilité de chacun" (R. Somerville, 97 p. 73).

De fait, nous trouvons dans l’évangélisme "une valorisation nouvelle de la vie communautaire" (D. Zimmerlin, 97 p. 85). La participation à la vie d’une communauté est fortement encouragée et l’aide à la détresse d’autrui est réaffirmée avec insistance depuis les années 1980.

"À côté du sola scriptura, dit le pasteur Rüegger, le solus Christus de la Réforme est un principe central pour les évangéliques. L’exclusivité de la médiation salvatrice du Christ en tant que sacrifice propitiatoire, est une composante fondamentale et indiscutable de la foi évangélique. Face aux autres religions, en particulier, on insiste sur le fait qu’aucun compromis ne peut être fait quant à l’importance de Jésus-Christ pour le salut de tous les hommes de toutes les cultures" (96 p. 2).

"Ce qui distingue la pensée et la pratique évangéliques, c’est la compréhension de la conversion et du salut en termes d’expérience personnelle, unique et initiale, sans la médiation des sacrements" (B. Bolay, 95 p. 89). Pour les évangéliques, l’expérience est une "composante incontournable de la condition humaine et pôle identitaire de la mouvance évangélique" (Id. p. 87).

D’ailleurs le mot expérience ne se rapporte pas seulement à l’expérience initiale de la nouvelle naissance, mais il caractérise aussi un processus spirituel qui se poursuit tout au long de la vie du croyant. Pour l’évangélique, "le Dieu de la Parole est un Dieu qui agit, que l’on prie, qui répond et qui s’intéresse à notre vie... Le christianisme est une vie avant d’être une doctrine et il est possible de prendre au mot le texte biblique et d’entrer dans la réalité nouvelle dont il parle" (L. Schweitzer, 97 p. 136).

Les évangéliques, disait H. Blocher dans une conférence faite à l’Institut biblique Emmaüs en février 1993, ont su maintenir le sens du spirituel et du surnaturel. L’insistance sur la nécessité d’une expérience religieuse personnelle, la foi aux miracles passés et présents constituent des traits communs à l’ensemble des évangéliques. Ils refusent les réductionnismes, les "horizontalismes", le ritualisme dépersonnalisant, le mysticisme élitique et l’intellectualisation de la foi.

Bien des facteurs divers peuvent amener quelqu’un à faire l’expérience de la nouvelle naissance. Dans Religion in Sociological Perspective (p. 119), Brian Wilson fait une liste des motivations qui peuvent accompagner une conversion : "la chaleur et le renforcement communautaire ; la fourniture d’un sens et d’un but pour la vie quotidienne ; la possibilité d’une expression personnelle ; parvenir à trouver une place et un statut dans un groupe ; avoir une meilleure image de soi ; adopter un style de vie qui tranche avec la grisaille quotidienne" (cité par F. de Coninck, 95 p. 52).

L’essentiel n’est ni dans la motivation, ni dans la modalité de l’expérience [4], mais dans son résultat : paix avec Dieu, assurance du salut, marche progressive sur le chemin de la sanctification, esprit de prière, faim de la Parole de Dieu, amour de Dieu et du Christ, amour des frères et recherche de la communion fraternelle. [5] L’articulation de ces deux premiers thèmes donnera naissance à des nuances diverses au sein de la mouvance évangélique : pour le piétisme, le méthodisme et les Réveils, l’expérience spirituelle est première. La foi dans le texte biblique en découle. Mais lors de la crise fondamentaliste, "c’est l’orthodoxie doctrinale qui va devenir l’essentiel de l’identité évangélique" (L. Schweitzer, 97 p. 137). Ces mêmes priorités se retrouvent actuellement encore chez les uns et les autres dans les différentes fractions évangéliques. "Ainsi aujourd’hui, poursuit L. Schweitzer, si l’on devait demander à des évangéliques l’essentiel de ce qui les définit, retrouverait-on sans doute d’une part ceux pour lesquels une certaine conception de l’Écriture est centrale et, d’autre part, ceux qui mettront l’accent sur une manière de vivre la vie chrétienne".

3. L’évangélisation

Le désir de partager la bonne nouvelle du salut avec ceux qui ne la connaissent pas découle de l’affirmation de Jésus : "Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père sans passer par moi" (Jn 14.6). L’apôtre Pierre, de son côté a affirmé que "c’est en lui (en Christ) que se trouve le salut, en personne d’autre. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devrions être sauvés" (Ac 4.12). Si l’Évangile est le seul moyen de salut pour tout homme et toute femme, il s’ensuit que ceux qui connaissent son message aimeraient le partager avec le plus grand nombre de nos contemporains au près (évangélisation) et au loin (mission).

"Parmi les chrétiens, dit le délégué œcuménique Heinz Rüegger, les évangéliques sont ceux qui investissent le plus dans la mission et l’évangélisation" (96 p.2).

Démarquages

Ces trois caractéristiques de la foi démarquent les évangéliques par rapport à d’autres fractions du christianisme :
l’autorité des Écritures s’oppose à la raison autonome comme aux traditions des Églises, la nécessité d’une foi personnelle est en contradiction avec la croyance dans l’efficacité des sacrements et l’accent sur l’évangélisation constitue un refus du syncrétisme moderne qui considère toutes les religions comme équivalentes ("pourvu qu’on soit sincère").

Si nous nous tournons vers des ouvrages plus spécialisés comme "L’Encyclopédie chrétienne mondiale", [6] nous trouvons que les évangéliques forment parmi les protestants et, pour certains, parmi les catholiques et les orthodoxes, un groupe caractérisé par certains traits communs :

Ils considèrent la Bible comme seule révélation de Dieu, entièrement inspirée (mais non dictée) par lui, pleinement suffisante pour tout ce qui concerne la foi et la vie chrétienne, autorité souveraine en ces matières. Ils en déduisent la nécessité d’adhérer personnellement, de manière consciente et volontaire à ce que la Parole demande : accepter le salut par un acte de foi (= conversion ou nouvelle naissance) et conformer sa vie aux exigences de l’Évangile (premier sens du mot évangélique dans le dictionnaire).
Cela revient à dire qu’on n’est pas chrétien évangélique parce qu’on est né dans un pays chrétien ou une famille protestante, parce qu’on a été soumis à un rite d’initiation ou à un enseignement catéchétique, mais parce qu’on a pris personnellement position en face des exigences de Jésus-Christ. Cela signifie qu’il y a, dans la religion chrétienne, un aspect objectif : ce que Dieu a fait (révélation, rédemption par le Christ) et un côté subjectif (acceptation par la foi de l’œuvre de Dieu). L’équilibre entre ces deux aspects a été, depuis le début, l’enjeu du christianisme : constamment, l’Église a oscillé entre le monergisme déterministe où Dieu est censé agir en l’homme comme en un objet, et le synergisme où Dieu et l’homme collaborent au salut. Les évangéliques refusent ces deux positions et affirment à la fois la souveraineté de l’action divine et la nécessité d’une prise de position humaine.

À ces deux critères fondamentaux s’ajoutent, selon les auteurs, d’autres caractéristiques que nous verrons plus loin. [7]

(...)


[1] Dans un document émanant du cœur de l’Évangélisme américain, le Centre Billy Graham de Wheaton, Joël Carpenter définit les évangéliques ainsi : "Les évangéliques ont souligné le fait qu’on ne trouve le salut que par une foi personnelle dans la mort expiatoire du Christ et la puissance du Saint-Esprit transformant la vie. Ils considèrent ces vérités comme étant le thème central de la Bible, qu’ils croient inspirée par Dieu et constituant l’autorité suprême en matières de foi et de vie chrétienne. Le label ’évangélique’ dit aussi que ces chrétiens veulent proclamer cet Évangile à d’autres par la parole et les actes" (in Shuster D. - Stambaught J. Weimer F. 90 p. IX).

[2] "Il s’agit d’un mouvement dont l’unité repose sur deux principes :
premièrement ’La Bible est la Parole de Dieu’ et deuxièmement ’Le salut et la participation aux activités religieuses reposent sur l’adhésion volontaire des individus’" (D. Zimmerlin, 97 p. 14).

[3] "L’évangélisme peut se définir comme un mouvement orthodoxe, attaché à conserver et à transmettre la révélation biblique. Il se veut l’héritier du christianisme primitif et de la Réforme protestante" (Ch. Sinclair, 94 p. 9).
"Parce qu’ils sont fermement attachés au premier grand principe de la Réforme, "sola scriptura" (l’Écriture seule), les évangéliques ont le souci de ne pas s’écarter des vérités essentielles de la foi chrétienne transmises par les apôtres" (R. Somerville, p. 69).

[4] Voir dans A. Kuen, Il vous faut naître de nouveau, pp. 161-209, les témoignages très divers d’expériences de conversion d’hommes et de femmes de Dieu..

[5] Voir dans Il vous faut naître de nouveau, pp. 118-129. Voir aussi B. Bolay Conversion oblige ! Les critères de la conversion selon le Nouveau Testament Genève Je sème 1997.

[6] Worid Christian Encvclopedia, éditée par David B. Barret, Oxford University Press.1982.

[7] Parmi les caractéristiques des "Communautés et Assemblées évangéliques de France", Edmond Buckenham citait, dans la Revue Unité des chrétiens, le sacerdoce universel, l’autorité souveraine de la Bible, la direction collégiale des assemblées, la diversité des ministères et la responsabilité de témoignage (par la parole et l’entraide) incombant à chaque chrétien (84 p. 22). Dans la première présentation des évangéliques en Allemagne, Aujbrtich der Evangelikalen), Fritz Laubach (président des Églises libres) écrivait : "La conversion et l’assurance du salut, la communion des croyants, l’évangélisation et la mission ainsi qu’une confiance totale dans la Parole de Dieu telle qu’elle nous est donnée dans la Bible, voilà ce qui est évangélique" (72 p. 83).

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