La Bible

Nouveau testament : témoin de Jésus Christ


Posté le : Jan 31, 2006

Le Nouveau Testament tire son nom du mot latin Testamentum qui signifie « alliance, contrat, dispositions ». Le mot grec original est diathèkè que l’on retrouve sous la plume de Paul en Hébreux 9.14 et suivants. Dans ce passage, l’Apôtre explique que Christ, en mourant sur la croix, a accompli un Nouveau Testament, c’est-à-dire une nouvelle alliance, par rapport à l’ancienne alliance du peuple Juif. Le sang des taureaux et des boucs que les juifs offraient en expiation pour les péchés a été définitivement remplacé par un sacrifice parfait, celui de Jésus-Christ, mort ensanglanté sur la croix :

« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, de laquelle on fait aspersion, sanctifie quant à la pureté de la chair, ceux qui sont souillés ; combien plus le sang de Christ, qui par l’Esprit éternel s’est offert lui-même à Dieu sans nulle tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant ? C’est pourquoi il est Médiateur du Nouveau Testament (...) » Hébreux 9.13.

Le Nouveau Testament, témoin de Jésus-Christ

Dans la Bible David Martin 1744, établie sur les manuscrits gréco-byzantins du Texte Reçu, les noms de Jésus, de Christ ou de Jésus-Christ apparaissent 1.374 fois dans plus de 1.200 versets différents (il y a en tout 7.957 versets dans le NT). À ce total, il faudrait rajouter tous les pronoms (il, lui, le, celui-ci etc…) qui le désignent : la somme serait au moins 3 fois plus importante.

Tous les livres du NT ont Jésus-Christ pour figure centrale. Chaque Évangile se complète l’un l’autre pour dresser un portrait fidèle et intégral du Seigneur : Matthieu le présente comme le Fils de David, le Messie attendu qui accomplit les prophéties de l’AT. Marc le présente comme un simple homme, venu servir les hommes et les femmes perdus dans la misère du monde. Luc parle de Jésus comme le ferait un journaliste d’aujourd’hui, il mène une enquête historique autour de la Figure du Sauveur divin. Jean est l’Évangéliste le plus théologique, c’est lui qui présente Jésus comme le Fils de Dieu venu en chair sur la terre pour devenir l’Agneau de Pâque.

Les autres écrits du NT sont des développements doctrinaux de la vie chrétienne. Celui qui croit en Jésus doit conformer sa vie sur l’exemple de Jésus : les apôtres décrivent ainsi comment l’assemblée des fidèles doit vivre, comment chacun y joue un rôle, quelles sont les règles auxquelles il faut obéir pour plaire à Jésus-Christ.

Une bibliothèque de 27 livres

Le Nouveau Testament est un ensemble de 27 livres dont les écrits nous sont parvenus en grec. Cependant il est clair que certains évangiles, dont celui de Matthieu et de Marc, ont été écrits premièrement en hébreu, car beaucoup d’expressions sont purement hébraïques. Certains spécialistes enseignent que c’est l’araméen qui était parlé par le peuple de l’époque de Jésus. Or, le Nouveau Testament nous dit que c’est bien en langue hébraïque que Paul a prêché au peuple juif (Actes 21.40 et 22.2). C’est en langue hébraïque que Jésus s’adressa à Paul sur le chemin de Damas (Actes 26.14), c’est en hébreu que l’inscription « Jésus-Christ Roi des Juifs » fut écrite sur la croix de Jésus (Jean 19.20). Ce n’est qu’en Matthieu 27.46, sur la croix, que Jésus s’est exprimé en langue syriaque, la langue du peuple.

8 auteurs du Nouveau Testament de situation sociale variée

Matthieu, l’auteur du premier Évangile, fut un collecteur d’impôt, qui abandonna son poste pour répondre à l’appel de Jésus (Matthieu 9.9). Il fut l’un des douze apôtres.

Marc, l’auteur du second Évangile, fut un disciple des apôtres Paul et Pierre, celui-ci l’appelle « mon fils » (1 Pierre 5.13). Il accompagna premièrement les apôtres Paul et Barnabas en mission. Puis, rejeté par Paul à cause d’un mauvais comportement (Actes 15.37), Marc fut l’assistant de Barnabas, puis de Pierre. Enfin, il redevint le collaborateur de Paul à la fin de sa vie (2 Timothée 4.11).

Luc, l’auteur du troisième Évangile et du livre historique des Actes des Apôtres, fut le compagnon d’œuvre de Paul (Philémon 1.24), sans aucun doute un lettré grec qui était médecin (Colossiens 4.14). Certains croient que l’allusion de Paul en 2 Corinthiens 8.18 le concerne : il aurait été un grand prédicateur de l’Évangile.

Jean, l’apôtre, est l’auteur de 5 livres : le quatrième Évangile qui porte son nom, 3 épîtres, et le livre de la Révélation (Apocalypse). C’était un simple pêcheur. C’est lui le disciple que « Jésus aimait », le plus jeune des douze apôtres, probablement, car il vécut le plus longtemps.

Paul, apôtre lui aussi, est l’auteur le mieux connu car il a rédigé le plus d’écrits : au total 14 épîtres, soit à des églises (aux Romains, 1 et 2 aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, 1 et 2 aux Thessaloniciens), soit à des particuliers (1 et 2 à Timothée, à Tite, à Philémon). On pense que l’épître aux Hébreux est également de lui.

L’apôtre Pierre est l’auteur de deux épîtres adressées à l’ensemble des chrétiens. C’est le plus connu des disciples de Jésus car l’Église Catholique en a fait « le chef » des apôtres. Pierre était comme Jean un simple pêcheur, frère du disciple André. Le nom chrétien que lui donna Jésus était Céphas.

Jacques, est l’auteur d’une seule épître, adressée aux douze tribus de la dispersion. Cet apôtre est appelé « Jacques le mineur », frère de Jésus et de Jude. Beaucoup considèrent qu’il n’était que son cousin, fils de la sœur de la vierge Marie.

Enfin, Jude est l’auteur d’une des épîtres les plus courtes. C’est le frère de Jacques le mineur, frère de Jésus-Christ. Son nom est Judas Thaddée par opposition à Judas l’Iscariot, celui qui trahit Jésus.

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