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Lire la Bible, c'est nourrir son esprit


Posté le : Jan 31, 2006

La nourriture donne une allégorie excellente, non seulement pour les Écritures mêmes, mais aussi pour ce que la Parole de Dieu accomplit en nous et pour nous. Ce que la nourriture est pour le corps, les Écritures le sont pour l’esprit de l’homme.

« J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées ; tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur ; car ton nom est invoqué sur moi, Eternel, Dieu des armées ! » (Jérémie 15.16)

« Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche » (Job 23.12)

Une alimentation quotidienne, équilibrée et nutritive, nous aide à grandir en bonne santé. Cette alimentation fortifie également notre corps contre la maladie et la faiblesse. La nourriture aide au développement convenable des tissus et des organes comme les yeux afin que nous ayons une bonne vision. Une nutrition équilibrée engendre la croissance et le fonctionnement approprié de chaque membre du corps.

En revanche, un manque d’aliments convenables peut avoir sur nous des effets négatifs et permanents. Aujourd’hui, plusieurs endroits de notre monde souffrent d’une carence d’aliments sains. Paradoxalement, dans certains pays bénéficiant de suffisamment de nourriture, les gens refusent de manger les aliments les meilleurs pour eux et substituent de la nourriture de pauvre qualité qui peut avoir un effet négatif sur leur santé et sur leur bien-être.

Ne pouvons-nous pas y voir des parallèles entre la nourriture et les Saintes Écritures ? Ce n’est pas une erreur ou une coïncidence si le Saint-Esprit a choisi certains genres de nourriture et de breuvage pour illustrer des principes pratiques de l’application des Écritures dans la vie quotidienne. Comme la nourriture nourrit le corps, la Parole de Dieu nourrit l’esprit.

Le lait pur et naturel

« Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut » (1 Pierre 2.2).

Il existe deux sortes de lait qui proviennent de deux sources extrêmement différentes : le monde et la Parole. Le lait du monde, nous le voyons dans le premier verset, est rempli de malice, de ruse, de dissimulation, d’envie et de médisance. Le lait de la Parole de Dieu lui est pur. Le mot Grec employé pour « pur » signifie « parfait, naturel ». La Parole de Dieu est sans malice, elle ne possède pas d’intentions cachées ou de fausses promesses comme plusieurs enseignements humains et idées charnelles. Son seul but est de nourrir l’âme.

L’appétit pour la Parole

Deux principes très importants se présentent quand nous étudions attentivement 1 Pierre 2.2.

Premièrement, nous sommes exhortés à désirer sincèrement la Parole de Dieu. Dans ce royaume physique, nous pouvons manger de la nourriture quand nous avons faim et nous pouvons aussi choisir entre une bonne et une mauvaise nourriture. Si nous choisissons la bonne, nous sommes bien nourris et nous prenons des forces. Si nous choisissons la mauvaise nourriture qui ne possède aucune valeur nutritive, non seulement notre santé sera affectée, mais nous perdrons aussi notre désir pour la bonne nourriture car nous nous sentirons remplis.

Un chrétien spirituel en bonne santé est un chrétien affamé de choses spirituelles. Dieu répondra toujours à la faim spirituelle du cœur humain (Mt. 5.6). Il désire que nous soyons remplis et que nous ayons de l’appétit pour Sa Parole seule.

Deuxièmement, un festin quotidien dans la Parole de Dieu est une partie essentielle de la croissance dans la grâce et dans la connaissance du Seigneur Jésus-Christ. La dernière partie de 1 Pierre 2.2 déclare : « afin que par lui vous croissiez pour le salut ». Les mots Grecs employés dans cette phrase, très expressifs, signifient que le résultat sera un progrès vers notre salut. Pierre s’adresse aux nouveaux chrétiens. Il veut les aider à comprendre que la Parole de Dieu est un aliment spirituel. Il nous montre aussi que la croissance est un résultat attendu et désiré de l’expérience chrétienne normale. Nos corps physiques s’arrêtent à un certain point. Cependant, notre croissance spirituelle devrait continuer pendant tout notre séjour sur la terre.

Le pain, la Parole qui nous nourrit

« Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt. 4.4).

Jésus cite une déclaration de Dieu faite à travers Moïse dans Deutéronome 8.3. Le pain était un ingrédient central dans la culture hébraïque et dans l’Ancien Testament.

Jésus est la nourriture de notre âme : « Je suis le pain de vie » (Jean 6;32 à 35 et 48 à 58)

Jésus vient d’opérer le miracle de la multiplication des pains pour échapper à une tentative de Le couronner roi, Il traverse la mer de Galilée et se rend à Capernaüm où la foule Le suit. Sachant qu’Il est recherché à cause du miracle des pains, Jésus se révèle comme le pain de vie. Il n’est pas un distributeur de biens matériels. Il est l’aliment spirituel indispensable à la vie de l’âme.

Cette image, dans sa simplicité, nous fait comprendre les choses profondes de la vie spirituelle. Le pain est un aliment irremplaçable pour notre corps. Il convient à tous, petits et grands, savants et ignorants. Pour s’en nourrir, il ne suffit pas de le contempler et il ne faut pas l’analyser chimiquement : il faut le manger, l’assimiler. Ainsi en est-il de Jésus-Christ, pour notre âme. Nul ne peut s’en passer. Il ne suffit pas d’en entendre parler et il est dangereux de vouloir, par la raison, comprendre le mystère de Sa personne. Il faut L’accepter par la foi.

L’image du pain de vie symbolise l’incarnation : C’est la vraie Manne qui est descendue du ciel (Ex. 16.12-35). Le Dieu immortel a revêtu une forme mortelle pour communiquer la vie éternelle à ceux qui sont morts dans leurs péchés. Le pain symbolise également l’expiation : c’est le Pain qui a été brisé pour le salut du monde. « Le pain… c’est ma chair » (Jn. 6.51). La chair du Fils de l’homme et Son sang sont une nourriture et un breuvage spirituels (v. 55). Ces paroles ne doivent pas être prises dans un sens matériel : elles sont « esprit et vie » (v. 63).

Quelles sont les promesses faites à celui qui se nourrit du pain de vie ?

  • Il a la vie éternelle (v. 33, 40, 47, 51, 54. La même promesse est faite à celui qui mange et boit qu’à celui qui croit ; ces termes sont donc synonymes)

  • Tous ses désirs sont satisfaits (v. 35)

  • Il ne verra pas la mort spirituelle (v. 50)

  • Il demeure en Christ et Christ demeure en lui (v. 56)

  • Il ressuscitera au dernier jour (v. 30, 40, 54)

  • Il vivra éternellement (v. 57-58) 

 
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