Gestion de l'église

Il faut des principes
 

Les choix de base, qui expliquent dans une grande mesure le développement et les progrès de l'œuvre, peuvent se définir de la manière suivante :

  • Economie, car l'argent le plus facilement gagné est celui qu'on ne dépense pas; ceci conduit à une recherche systématique des dépenses qu'on peut diminuer ou éviter.

  • Récupération, puisqu'il y a dans notre société une habitude assez générale de liquidation de biens qui pourraient encore être utilisés (par exemple véhicules, chantiers de démolition...)

  • Dévouement, puisque les responsables des églises font volontairement des sacrifices conséquents par rapport à ce qu'ils seraient légitimement en droit de recevoir.

  • Bénévolat, puisque les constructions, remises en état, réparations, sont en grande partie effectuées par des membres volontaires de l'association, pendant leurs loisirs et temps libres, pour l'avancement de l'œuvre qu'ils ont à cœur.

  • Solidarité, sachant que les meilleures occasions, les meilleurs tarifs, les meilleures possibilités sont pour ceux qui savent se concerter et se regrouper pour s'informer mutuellement de leurs besoins et de leurs disponibilités; c'est ce qui est fait régulièrement autant dans chaque église que dans le cadre plus général de la Fédération Evangélique Missionnaire.


Nous pourrons donc voir la mise en pratique de ces principes dans quatre domaines successivement.

D'où vient l'argent ?


1)  Recettes financières directes de l'église

Elles sont essentiellement de trois sortes :

  • Les recettes provenant des offrandes du dimanche matin, qui représentent de loin la part la plus importante

  • Dans une proportion beaucoup plus faible, les dons qui sont faits pour un vœu particulier (exemple: achat de salle, renouvellement ponctuel d'un matériel, pour le culte, etc...)

  • Les prêts personnels sans intérêts, remboursables, faits par certains membres d'une manière exceptionnelle (par exemple quand il faut acheter un nouveau lieu de culte plus grand, ce qui nécessite une mise de fonds importante d'un seul coup).

Il va sans dire que toutes ces recettes sont comptabilisées au fur et à mesure de leurs entrées, comme la loi sur les associations l'exige, et que leurs justificatifs accompagnent le cahier de comptes.

Des avantages qui ont leur prix


2) Avantages en nature dont bénéficient les églises

Ce qui a permis à l'œuvre un certain développement, c'est moins de grandes rentrées d'argent que de multiples économies et sacrifices qui ont été volontairement consentis par beaucoup, comme cette partie tend à le démontrer :

  • Le pasteur à plein temps accepte de travailler pour un salaire très faible, correspondant à la rémunération pour cent vingt heures de travail (nettement au-dessous du SMIC mensuel). Ceci représente un minimum de charges salariales et sociales. Il est affilié à la sécurité sociale spéciale CAVIMAC, pour Ministre du culte (Curés, pasteurs,…)    

  • Les pasteurs stagiaires travaillent bénévolement pour l'œuvre; ils pourvoient aux besoins de leur famille par un  travail, à temps plein ou à mi-temps, et ne représentent donc pas une charge pour l’église.

  • Le pasteur Kennel René a fait valoir ses droits à la retraite depuis septembre 86; depuis ce moment, il ne touche aucun salaire par ailleurs, et travaille bénévolement pour l'église et pour la fédération; son train de vie demeurant de la plus grande simplicité est exemplaire de celui des autres pasteurs de l'œuvre.

Calculer au plus juste           


3) Dépenses

On peut les répartir en trois rubriques principales :

  • Les salaires et charges sociales des pasteurs, qui sont les seuls permanents embauchés par l’église et soutenus par elle.

  • Les achats de matériaux pour la remise en état des bâtiments.

  • Les achats et entretiens de véhicules et matériels missionnaires (véhicules, tentes, chaises, orgues, matériel d'imprimerie, papier d'imprimerie, matériel de sonorisation et tout matériel qui contribue à l'exercice du culte.)

Les églises, suivant la loi en vigueur, ne versent pas d'argent à des particuliers, sauf en paiement de factures dûment établies pour un bien acheté ou un service rémunéré.

Transparence et concertation


4) Contrôle de la gestion et des finances des églises

Les comptes des églises sont régulièrement soumis à des contrôles internes et externes :

  • Contrôles par les membres de l'association qui procèdent au ramassage des offrandes le dimanche matin; ainsi à Besançon, ils sont quatre chaque semaine, qui se remplacent suivant un roulement; après la collecte, ils procèdent ensemble au comptage, inscrivant la somme obtenue sur une page du cahier d'offrandes et signent tous les quatre en regard. Le double de cette page est mis dans les justificatifs et factures accompagnant le cahier de comptes général.

  • Contrôle lors de la réunion mensuelle des membres; les comptes du mois précédent sont lus publiquement et intégralement, et il est répondu à toutes les questions.

  • Contrôle par l'assemblée générale annuelle, où il est donné un compte rendu général sur ce point, et par la commission financière de la F.E.M.

  • Contrôle par la Sécurité sociale, qui envoie maintenant un inspecteur tous les trois ans; auparavant, c'était tous les cinq ans.

  • Contrôle ponctuel éventuel; ainsi, lors d’une demande de prêt, la banque a examiné et photocopié les comptes de plusieurs années en arrière avant d'octroyer le prêt en question.

  • De plus, les comptes sont toujours à la disposition de tout organisme ou administration habilités à en effectuer les vérifications.